Ciné/Séries

Disney : des princesses de plus en plus badass

En décembre dernier, j’ai découvert le dernier Disney, Frozen (La Reine des neiges). Et alors que je m’attendais à une fin classique, que je pensais avoir devinée au bout de 15 minutes de film, voilà que les studio Disney m’ont eu. Oui car cette fin, je ne m’y attendais pas. Ce très bon long métrage, le 127ème des Studios Disney, m’a donc inspiré cet article. Car oui Mesdames et Messieurs, les princesses Disney évoluent et s’émancipent. Pour notre plus grand plaisir.

Qu’il semble loin le temps des Blanche-Neige et Belle au bois dormant… Dans les années 30/40, les studios Disney (mais ils ne sont pas les seuls à blâmer), nous présentaient des princesses qui reflétaient la condition de la femme de l’époque. La parfaite cruche, qui n’a aucun caractère, qui reste à la maison à faire le ménage ou qui pionce en attendant que le Prince vienne la délivrer. Alors certes Blanche-Neige, Aurore et Cendrillon sont belles, douces et murmurent à l’oreille de mignons petits animaux mais leurs personnages n’ont aucune consistance. Les méchants (la sorcière, Maléfique…) sont les véritables personnages principaux et seuls les princes sont héroïques.

L’évolution des Princesses (qui n’en sont pas toujours…)

blanche-neige-menage

Sauf que la société a évolué et Disney, quoi qu’on dise, évolue en même temps.Avec Ariel la petite sirène, Disney commence en 1989 à nous proposer un princesse un peu plus rebelle. Ariel rêve de liberté. Elle sait exactement ce qu’elle veut faire de sa vie, et contrairement à ce que tout le monde pense, sa décision est réfléchie. Elle veut devenir humaine. La rencontre avec le Prince Eric ne sera que l’élément qui la décide à sauter le pas. Ariel tient tête à son père, le roi. Elle va même jusqu’à lui désobéir. Un premier tournant dans l’émancipation des princesses.Puis vient en 1991 Belle. Cette jeune femme cultivée (elle passe ses journées plongées dans ses livres), nous donne une belle leçon. Contrairement à ses aînées Cendrillon et Blanche-Neige, elle ne tombe pas amoureuse du premier gars qui roule des mécaniques devant elle. Car Belle est tout sauf superficielle. La jeune femme rencontre donc la Bête, et apprend à l’aimer. Elle voit en lui sa beauté intérieure et va se battre pour cet amour peu conventionnel. Bon la Bête redevient humain et prince à la fin, mais quelle belle leçon.

Avec la Princesse Jasmine en 1992, la rebelle attitude des princesses franchit un nouveau pas. Un peu comme Ariel, Jasmine veut être libre, veut vivre normalement et en a marre d’être enfermée dans une prison dorée. Le mariage, les princes tout ça, elle s’en fiche un peu la Jasmine. Pire, elle tombe amoureuse d’un vagabond et tient tête à l’infâme Jaffar, quitte à utiliser l’arme fatale contre les hommes : ses charmes !

jasmine-sexy

Disney ne s’arrête pas en si bon chemin. Mulan n’hésite pas à se déguiser en homme pour exercer un métier interdit aux femmes et Pocahontas choisit de rester auprès de son peuple plutôt que de suivre l’homme qu’elle aime. Pas mal !Après plusieurs décennies sans princesses, Disney revient avec La Princesse et la Grenouille. Mais là, point de princesse mais une héroïne afro-américaine (la première de l’histoire de Disney), travailleuse et ambitieuse, dont le but ultime est d’être sa propre patronne. Bon elle va tomber amoureuse du Prince, mais ce dernier et fauché et c’est donc à force de travail et de persévérance que les deux amoureux vont réaliser leur rêve. Un reflet de la femme moderne, qui concilie famille et travail, et qui n’a plus peur d’être aussi carriériste que les hommes.Disney récidive avec la Princesse Raiponce. Cette dernière, à la fin de l’histoire, renonce au pouvoir, à sa féminité et de blonde passe à brune.
raiponce

Les choses sérieuses commencent réellement avec la Princesse Mérida, l’héroïne du bien nommé Rebelle. Mérida est rousse et sa chevelure fabuleuse me fascine. On est loin de la princesse fine, délicate et un peu maniérée. Mérida veut tirer à l’arc, chasser et envoyer valser ses corsets et prétendants.
merida

Disney féministe ?

Si Frozen a encore poussé un peu plus les Princesses Disney vers l’émancipation et la modernité, ce n’est pas encore ça. Explications :Ariel : elle accepte de devenir muette, de quitter sa famille et de passer un pacte avec le diable (enfin Médusa), pour un beau brun qui joue de la flûte et qui la « trompe » avec la première pintade à belle voix. Tout s’arrange et elle épouse son prince, mais en valait-il la peine ?Belle voit en la Bête la beauté intérieure mais ne cache pas sa joie lorsque ce dernier se transforme en prince blond à catogan.

Jasmine n’hésite pas à jouer de ses charmes pour distraire Jaffar. Un peu cliché ?

Tiana est une bosseuse. Car oui pour y arriver, il faut travailler dur, surtout quand on est noire. Du coup, au lieu de profiter de sa jeunesse, Tiana bosse, et bosse…tout ça pour réaliser le rêve de son père, qui est devenu le sien…
tiana

L’arme fatale de Raiponce ? Sa chevelure blonde. Encore un stéréotype. La quête de l’amour est encore au cœur de l’histoire. Au moins, ce n’est pas un prince…Mérida veut à tout prix sortir du système patriarcal et ne veut en aucune cas devenir une princesse. Elle refuse également de choisir un époux, au grand désarroi de sa mère. L’émancipation a un prix chez Disney. Alors que Mérida veut s’émanciper, sa décision est critiquée par l’autre figure féminine du film : sa mère. Et sa décision « égoïste » va mettre en péril sa famille et son royaume… Pas si facile d’être une « femme libérée » chez Disney !Du côté de Frozen, les deux sœurs Elsa et Anna tentent de s’émanciper chacune à leur façon. Elsa s’exile et laisse exploser son pouvoir. Elle se libère de son statut et de son héritage pour devenir Reine de son propre royaume. Sa métamorphose physique est d’ailleurs très révélatrice.

Anna, la plus jeune, se lance dans une aventure « virile » et dangereuse. Si au début du film on la présente comme une jeune femme romantique et naïve, qui se fiance au premier venu, son choix est décrié par sa sœur et son nouvel « ami « , Kristoff. Elle va finalement tirer des leçons de son périple et attendra de connaître mieux le nouvel élu de son cœur avant de s’engager… Son nouvel amoureux n’est d’ailleurs pas un prince (qui est présenté comme un vrai salaud), mais un jeune homme tout à fait ordinaire (mais très brave et courageux, nous sommes dans un Disney).
frozen-princes

Mais malgré ces « critiques », je reste une grande fan des classiques de Disney et même si les héroïnes ne sont pas de parfaites femmes modernes, les histoires nous délivrent à chaque fois une morale et chacune y trouve donc son compte.Et je suis persuadée que Disney va continuer sur sa lancée et nous proposer une future princesse encore plus badass ! J’attends cela avec impatience !

Article précédent Article suivant

Vous devriez aimer...

Pas de commentaires

Donnez votre avis