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Elementary : pas si mal finalement

C’est dur pour moi de l’admettre mais parfois, j’ai tort. Dans un pur accès de mauvaise foie, j’ai descendu en flèche il y a quelques mois le pilot d’Elementary, qui suit les aventures de Sherlock Holmes dans le New-York du 21ème siècle. Fan de la première heure de la version de la BBC, j’en avais voulu aux américains de « piquer » l’idée de Moffat et Gatiss.

Mais voilà il y a quelques semaines, sur les conseils d’une amie cinéphile et également fan du Sherlock de la BBC, j’ai donné une seconde chance au tandem formé par Jonny Lee Miller et Lucy Liu. Sans grandes convictions. Mais voilà au bout du 3ème épisode, j’étais accro. Il faut dire que je ne suis pas réfractaire aux cop show. Car Elementary c’est avant tout cela : des enquêtes résolus par le brillant cerveau de Sherlock et ses capacités d’analyse hors du commun.

Et je dois dire que si au début ce Sherlock complètement déglingué, sorti de rehab, fringué n’importe comment, tatoué et négligé ne m’avait pas plu, j’ai vite changé d’avis. Le travail d’acteur de Jonny Lee Miller y est pour beaucoup. Et puis ça nous change un Sherlock sexuellement actif (j’ai tellement ri avec le coup des jumelles) et capable de comprendre et extérioriser ses émotions (très beau moment lorsqu’il évoque Irene Adler). Bref ce Sherlock est un peu moins antipathique que celui interprété par Cumberbatch mais tout aussi intéressant.

J’adore sa relation avec Watson. Autre choix qui m’avait fait très peur au début de la série : faire Watson un personnage féminin. Connaissant les américains et leur mauvais goût, j’ai en effet eu peur qu’on nous emmène vers une relation amoureuse, ce qui aurait été détestable. Car justement ce qui est intéressant dans la relation Holmes/Watson, c’est l’ambiguïté de leur sentiment et leur grand respect mutuel. Ce qu’on retrouve dans Elementary. Lucy Liu est impeccable dans le rôle de compagne de sobriété puis partenaire de Sherlock. Elle pousse Sherlock a parler, à révéler ses sentiments et le remet souvent dans le droit chemin. Même si elle est impressionnée par l’intelligence de Sherlock, elle n’hésite pas à lui dire ce qu’elle pense.

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Les seconds rôles sont également parfaits. Le Capitaine Gregson (Aidan Quinn) est impeccable de même que Natalie Dormer dans la peau d’Irene Adler. Son personnage nous réserve d’ailleurs bien des surprises mais je ne veux pas spoilé mes chers lecteurs. C’est d’ailleurs un parti pris scénaristique très intéressant.

Dès le premier épisode de la seconde saison, Rhys Ifans, l’acteur anglais complètement loufoque, campe Mycroft Holmes, le frère de Sherlock. Leur relation n’est pas au beau fixe et Mycroft semble jouer un double jeu. L’acteur est incroyable dans ce rôle et on regrette de ne pas le voir dans tous les épisodes tellement il est convaincant. Les faces à face avec Jonny Lee Miller sont savoureux.

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Elementary est loin de la quasi perfection du Sherlock anglais et son format est très différent mais malgré cela on retrouve l’univers de Conan Doyle et les personnages, malgré quelques libertés prises, restent fidèles aux originaux.

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1 commentaire

  • Reply Méloë 24 novembre 2013 at 17 h 46 min

    C’est très intéressant de voir comment en découvrant cette série petit à petit ton opinion à son sujet à changé. Je dois dire que pour ma part, j’ai été globalement fort déçue par la saison 1… Malgré d premiers épisodes qui m’avaient plutôt plu. Bref, j’ai eu un cheminement assez inverse au tien. Du coup, je n’ai pas encore pris le temps de me mettre à jour avec la saison 2, mais je pense réserver cela pour les vacances de Noël, car même si je suis loin d’être fan de la série j’ai envie de voir comment l’ensemble va évoluer.

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