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Grossesse et accouchement de rêve : c’est possible !

Je ne comptais pas écrire sur des sujets aussi intimes que la grossesse et l’accouchement sur ce blog mais la lecture de (trop) nombreux témoignages négatifs me poussent aujourd’hui à prendre mon clavier. Quand je lis tous ces récits horribles autour du suivi de grossesse et de l’accouchement, je me dis que soit j’ai eu de la chance, soit les personnes qui ont vécu cette expérience positivement ne prennent pas la peine d’en parler.

Une grossesse de rêve

Ce témoignage n’a pas pour but de culpabiliser les parents et futurs parents mais juste d’apporter une autre version de ce qu’on peut lire un peu partout sur la blogosphère. J’ai moi-même été attirée par ce genre de récits et du coup, j’ai vécu toute ma grossesse à me poser mille questions. Le comble, c’est que parfois j’en venais même à culpabiliser de me sentir aussi bien.

Je suis tombée enceinte très rapidement, un mois et demi après l’arrêt de la pilule. Je me sais chanceuse, bien consciente des difficultés de certains pour concevoir un enfant.
A part de la fatigue les premiers mois et à la fin, je n’ai pas été malade de toute ma grossesse : ni nausées, ni rhume, ni maux de tête, ni mal au dos rien du tout. J’étais tellement en forme que nous sommes partis comme si de rien n’était en voyage 3 fois au cours de cette grossesse : Budapest, Porto et un voyage de presque 3 semaines au Japon.
J’ai vécu ma vie normalement du début à la fin de ma grossesse.

Des professionnels de santé respectueux et à l’écoute

C’est suite à la lecture d’un article de Elle que j’ai eu le déclic pour écrire cet article. Là encore, je ne sais pas s’il s’agit d’un coup de chance mais du début de ma grossesse à mon séjour à la maternité, je suis toujours tombée sur des professionnels à l’écoute, respectueux de mes choix et de mon corps et disponibles pour répondre à mes questions et interrogations.

Dès le début de cette aventure, j’ai choisi de me faire suivre par une sage-femme libérale. Ma grossesse se présentant plutôt bien, je me sentais plus à l’aise avec une sage-femme qu’avec un gynéco. Il faut savoir qu’en temps normal, je fuis les médecins comme la peste. Je ne consulte qu’en dernier recours et j’ai, par le passé, eu des différents avec des gynécologues qui m’ont suivie. J’ai donc fait le choix de la sage-femme et grand bien m’en a fait.

Mon compagnon et moi avons assisté avec grand intérêt aux consultations de contrôles tous les mois, posant toutes les questions qui nous turlupinaient, même les plus idiotes. Notre sage-femme, Perrine, y a toujours répondu sans jugement et en prenant bien le temps de nous expliquer, à tous les deux. Elle a tout de suite intégré Anthony aux consultations, lui demandant son ressenti et ses craintes. Il est en effet important, je trouve, d’impliquer le futur papa très tôt dans la grossesse, pour qu’il ne se sente pas lésé et mis à l’écart.
Comme mes résultats d’analyses étaient bons, la sage-femme ne m’a pas imposé de touché vaginal avant le 5ème mois. J’apprécie le fait de ne pas pratiquer ces actes médicaux envahissants par simple principe.

J’ai donc également effectué mes séances de préparation à l’accouchement classiques en compagnie de ma sage-femme. Le futur papa était également convié. Perrine m’a naturellement demandé si je comptais allaiter au sein. Ayant choisi le biberon pour nourrir notre bébé, elle a volontiers remplacé le cours sur l’allaitement par une séance de relaxation/yoga pré-natal. Elle n’a émis aucun jugement face à ma décision et n’a à aucun moment tenté de me faire changer d’avis en nous vantant les bienfaits de l’allaitement maternel (que nous connaissons d’ailleurs).

Nous avons donc apprécié ces moments en compagnie de Perrine, qui nous a accompagnés en douceur tout au long de cette grossesse.

Au 7ème mois de grossesse, j’ai également commencé mes consultations à l’hôpital. Cela m’angoissait beaucoup car j’ai dû m’y rendre seule, leurs horaires ne permettant pas au futur papa de m’accompagner. Je ne fréquente jamais les hôpitaux. Juste une petite visite pour retirer mes dents de sagesse à l’adolescence. Je ne suis pas phobique, mais ce milieu m’effraie un peu. Je m’en faisais toute une montagne. Et si je n’étais qu’un numéro ? Et si la personne qui me reçoit est froide et peu sympathique ? Je me suis posée beaucoup de questions et j’y allais la première fois à reculons.

grossesse-lyonEt puis je suis tombée sur une sage-femme adorable. Alors certes elle avait moins de temps à me consacrer que ma sage-femme en ville mais elle a été douce et à l’écoute. Elle m’a également rassuré sur pas mal de points. Même si elle a été un peu alarmiste concernant le diabète gestationnel, je me dis qu’elle avait une bonne raison et surtout des directives. Bref j’ai été bien reçue et bien traitée que ce soit par la sage-femme qui m’a suivi en consultation que par le personnel du labo. J’ai également eu droit à un tour du service maternité par une autre sage-femme, qui a pris le temps de tout nous expliquer et qui a répondu à toutes les questions des futures mamans inquiètes ce jour-là.

Pour les échographies, nous avons également choisi une échographiste libérale. Notre vrai coup de cœur de cette grossesse. Une jeune femme douce, à l’écoute, bienveillante, qui a pris le temps de nous recevoir, de tout nous expliquer, de nous rassurer. Qui a passé énormément de temps à tout bien contrôler, à nous faire de jolis clichés souvenirs (pas en 3D, nous n’aimons pas cette technique trop intrusive). Bref encore une jolie rencontre.

Un accouchement rapide…et sans douleurs !

Je n’ai pas eu de contractions de toute ma grossesse. Alors quand 4 jours avant le terme j’ai commencé à ressentir une petite gêne, j’ai dit à mon compagnon : « tiens, je crois que j’ai des contractions mais je suis pas sûre ». Dans le doute, nous avons tout de même téléchargé une application pour calculer ces petits moments de gêne. Au bout de 30 minutes, j’en suis sûre : ce sont définitivement des contractions. Mais je ne souffre pas pour autant. Nous nous alarmons un peu car elles sont très rapprochées, moins de 5 minutes entre chaque. Elles s’intensifient de plus en plus. Pour me rassurer, j’appelle la maternité qui me dit d’attendre encore une heure, de prendre un bain chaud et des Spasfon. Une heure plus tard, elles sont encore plus intenses, me coupant parfois le souffle, et encore plus rapprochée. Je rappelle et on me dit de venir pour un contrôle. A peine le téléphone raccroché, je perds les eaux. Allez une petite douche et c’est parti ! Je suis très calme et sereine, je m’épate moi-même.

Arrivés sur place, on m’ausculte et on me dit que c’est pour cette nuit. Youhou ! Le travail va très vite et en moins d’une heure, je suis dilatée à 7. On m’emmène vite en salle d’accouchement pour poser la péridurale. La sage-femme qui m’a pris en charge et l’anesthésiste sont pleine d’humour, et nous plaisantons. L’ambiance est vraiment chaleureuse et même si le stress commence à m’envahir, je me sens bien.

Notre petite poupounette est arrivée très rapidement. Je n’ai pas eu le temps de souffrir. On me l’a posé en peau à peau dès sa naissance. La sage-femme m’a prodigué quelques soins (quelques points après une petite déchirure) puis après les contrôles de base, nous sommes restés en tête-à-tête avec notre merveille, pour faire connaissance pendant 2 heures.
On nous a ensuite installés dans notre chambre. Pendant mon court séjour (2 jours et demi), nous avons eu affaire à des personnes remarquables, dont Sylvie, la puéricultrice qui nous a donné de nombreux et excellents conseils. J’ai également eu la visite surprise de la sage-femme qui m’a suivi en consultation. J’ai trouvé ça vraiment sympa. Bref sages-femmes, pédiatres, aides-soignantes, femmes de ménages…tout le personnel de l’hôpital a été charmant avec nous. Nous gardons un réel bon souvenir de notre séjour.

Merci de prendre ce témoignage (personnel) pour ce qu’il est. Je ne juge personne, je tiens juste à apporter un autre message aux futurs parents, qui peut-être comme moi il y a quelques mois, s’interrogent et s’imaginent le pire concernant ce moment si particulier et intense de leur vie.

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Amis Lyonnais, pour info, j’ai accouché à l’hôpital Saint-Joseph/Saint-Luc, situé sur les quais de Rhône, avec une magnifique vue sur Fourvière.

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