Des bouts du monde, Voyages

Immersion dans la culture aborigène au Kakadu

De Darwin, nous ne roulons qu’une heure pour atteindre le Kakadu National Park. Ce vaste parc s’étend sur 20 000 Km2. Avec notre passe à 25 dollars, nous pouvons parcourir le Kakadu pendant 3 jours.

Ce parc renferme l’un des plus extraordinaires ensembles d’art rupestre d’Australie. Curieux, nous nous ruons vers l’un des sites ouvert au public, Ubirr. Il n’y a pas foule, la saison débute à peine et nous pouvons donc admirer dans le calme ces incroyables peintures (dont certaines ont été peintes il y a quelques 8000 ans !) Les murs des grottes sont remplis de peintures d’époques différentes. Nous restons bouche bée devant ces oeuvres fascinantes. Une ranger du parc arrive bientôt sur le site où nous nous trouvons pour nous détailler les histoires derrière les peintures. Nous regrettons qu’elle ne soit pas aborigène mais nous buvons ces paroles, captivés par ces mythes et légendes qui continuent encore aujourd’hui à guider la vie des aborigènes du Nord. Après plusieurs balades dans le parc (et des points de vue à couper le souffle), nous posons Mad Max au camping Merl pour y passer la nuit. Les moustiques sont toujours au rendez-vous si bien que nous délaissons notre petit confort pour passer la nuit sous la tente qui nous protège davantage. 

Le lendemain matin, nous retrouvons notre ranger pour une marche d’1h30 dans la forêt. Elle nous apprend à reconnaître les arbres et les plantes et nous explique l’utilité de ces dons de la nature pour les aborigènes. 

Après la marche, pas le temps de souffler. Nous roulons jusqu’au Warradjan Aboriginal Cultural Center. Nous sommes en effet en pleine de semaine de la « réconciliation » et les rangers et aborigènes du parc organisent plusieurs activités pour découvrir la riche culture de ce peuple. Nous avons la chance d’apprendre à tisser (je vous montrerai nos jolis bracelets), de découvrir la nourriture du bush (la viande est empaquetée dans de l’écorce avant d’être cuite dans une fosse recouverte de braise et de sable). Nous avons donc la chance de goûter du buffalo et du crocodile. Chris adore, moi je trouve le goût du croco absolument immonde (un mélange de viande et de poisson). Nous sommes ravis de voir des aborigènes bien dans leur peau, partageant leur savoir-faire et leurs coutumes avec des gens de tous horizons. C’est vraiment beau et touchant à voir, surtout après avoir été confronté à la misère de ces gens dans les villes de l’ouest, mais j’y reviendrai dans un futur article. Bref nous passons une journée passionnante et ensoleillée. Le camping de Mardugal sera notre refuge pour la nuit.

Pour cette dernière journée, nous poussons Mad Max vers le secteur de Nourlangie pour admirer d’autres peintures d’art rupestre. C’est une nouvelle fois fascinant. Balades et lookout sont encore au programme et nous sommes fascinés de nous trouver là, dans un parc qui abrite des communautés (encore existantes) depuis près de 20 000 ans. Nous sommes cependant déçus de ne voir aucun billabong (tous les sites sont fermés pour des raisons de sécurité). En revanche, nous sommes heureux de n’avoir croisé aucun croco (les panneaux d’avertissement plantés un peu partout dans le parc nous ont donné des sueurs froides lol).



Trois jours ça passe vite et il est déjà temps de mettre les voiles. Nous prenons une route assez incroyable (et dangereuse) pour rejoindre la petite ville de Daly River, où se déroule le Merrepen art festival, consacré aux arts et à la musique des communautés locales. Sur la route, en suivant les indications de notre précieux Camp 7, nous tombons sur une aire de repos absolument magnifique. Elle est presque déserte et nous posons Mad Max au bord d’un petit ruisseau. 

Même les moustiques n’osent pas déranger ce lieu si paisible. Nous y passons une excellente soirée et au petit matin, une invités à élue domicile dans le coffre de Mad Max. 


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