Ciné/Séries

In the flesh : une série à voir de toute urgence !

Par manque de temps, je ne vous avais pas parlé de la très courte première saison d’In the flesh (3 épisodes). Je répare aujourd’hui cette terrible erreur car la saison 2 est tellement bien réussie et tellement prenante que je ne peux me taire plus longtemps.

Sache cher lecteur que je n’aime pas les films ou séries de zombie. Je n’ai jamais regardé The Walking Dead et cet univers ne m’attire vraiment pas. Alors quand Elea, ma fournisseuse de série m’a conseillé In the flesh, elle a bien insisté sur le fait que ce n’était pas une série de zombies comme les autres. En même temps, avec nos amis britons, il fallait un peu s’y attendre.

J’ai donc attaqué la première saison sans avoir lu le synopsis ni vu la moindre bande-annonce. Je ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre.

Et bien en quelques minutes, j’étais dedans. En 3 petits épisodes, les scénaristes ont réussi le coup de maître de créer une ambiance, de s’intéresser à tous les personnages ou presque et de nous embarquer dans cette histoire tellement réaliste.

Voici le synopsis en quelques mots : Quatre ans après sa mort, Kieren Walker reprend sa place au sein de sa famille et retrouve ses marques dans le village où il a toujours vécu. Personne pensait le revoir un jour. Seulement peu de temps après son décès, par une étrange nuit, des milliers de personnes décédées se sont réveillées. Après des mois de réadaptation et de médication, ces zombies sont aujourd’hui rendus à leurs familles…

Au risque de me répéter, les personnages sont pour moi le cœur d’une série. Et là je suis une nouvelle fois bien servie. Quelle palette mes amis. Et quel casting. Un coup d’œil sur Wikipedia m’indique pourtant que les acteurs sont pour la plupart inconnus du grand public.

Kieren, le personnage principal, est tout simplement sublime. Quelle justesse, quelle émotion il dégage. Ce jeune homme dépressif, revenu d’entre les morts, doit s’adapter à sa nouvelle condition, entre rejet et incompréhension d’une société qui le considère comme un monstre. Mais après tout, n’était-il pas déjà perçu comme tel avant sa mort ?

Kieren, chouchou n°1

Car finalement, In the flesh va beaucoup plus loin que ça. En effet, à travers ce rejet des non morts, n’y voit-on pas un rejet de tout ce qui est différent ? Je trouve que cette série fait écho à des problèmes de société actuels. Dans la série, ce sont les zombies que l’on rejette, car c’est une nouvelle « espèce » différente de ce que l’on considère comme la « norme ». Cette notion de norme et de normalité est très présente dans la série. Aujourd’hui, dans notre monde, il est courant de rejeter les gens qui n’entrent pas dans la norme établie par qui d’ailleurs ?

In the flesh ne fait que rapporter ce qu’il se passe déjà dans nos vies de tous les jours.
Mais je m’égares. Bref la palette de personnages est fantastique. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse les découvrir. La saison 2 apporte quelques nouveaux, dont Simon et vous devinez bien sûr en voyant cette magnifique photo, qu’il est également l’un de mes coups de cœur.

Un zombie Irlandais…forcément que je craque

Bref cette série est un vrai petit bijou. La photo y est superbe, l’ambiance, morose et pluvieuse, colle parfaitement à la thématique de la série sans tomber une seule fois dans le gore ou le surnaturel à outrance. Le ton est juste, les dialogues intelligents et la trame narrative inventive. Oui tout ça ! Donc si je ne vous ai pas encore convaincu, peut-être que si je vous dis que la série a remporté le prix de la meilleure mini-série dramatique aux derniers BAFTA finira de vous convaincre !

 

Je me devais de mentionner la lumineuse Amy. Un zombie lumineux, c’est pas tous les jours…

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