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My Mad Fat Diary : bienvenue dans l’âge ingrat

ette semaine, j’ai encore dévoré une petite série britannique. Oui, encore une. Y’a pas à dire, ils sont doués ! Pas de vaisseau spatial ou de drame historique cette fois mais un retour à l’adolescence. La série de 6 épisodes a été diffusée en janvier dernier sur la chaîne E4. Et bonne nouvelle…il y aura une seconde saison !!

My Mad Fat Diary est adapté du livre « My Fat, Mad Teenage Diary », écrit par Rae Earl . On y suit les tribulations de Rae, une ado en surpoids et mal dans sa peau, qui sort tout juste d’hôpital psychiatrique : retour difficile à la « vie normale », thérapie, premiers flirts…de nombreux thèmes liés à l’adolescence sont abordés dans ce petit bijou de créativité. Car comme le nom de la série l’indique, Rae tient un journal intime. Elle y confesse ses envies, ses désillusions, ses pensées sombres mais également ses progrès.

Voilà pour un rapide résumé. Maintenant, les deux raisons, qui, selon moi, font de cette série un petit chef d’oeuvre.

Les personnages

Que ce soit dans les séries ou au ciné, j’accorde une place primordiale aux personnages. Je me fiche des effets spéciaux super géniaux ou de la puissance du son ou des nouvelles techniques… De bons personnages et un scénario intelligent me suffisent. Et avec My Mad Fat Diary, je suis plutôt gâtée.

L’actrice Sharon Rooney , qui se glisse dans la peau de Rae, une ado de 16 ans, est formidable. Elle arrive à transmettre le mal-être, la détresse mais également le côté cool et joyeux du personnage. Il faut dire qu’avec les nuances de caractère de Rae, il y a de quoi s’amuser. Entre l’intégration à son nouveau groupe d’amis, la relation avec les anciens amis de l’hôpital, la confrontation avec sa mère ou encore ses folles séances de thérapie avec le Dr Kester, on ne s’ennuie pas. On s’attache très vite à ce personnage principal atypique. On apprend à la comprendre, à la soutenir et à l’aimer au fil des épisodes. Et puis un personnage qui ne soit pas un cliché de l’ado jolie et populaire, ça change !
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A sa sortie de l’hôpital, Rae rejoint donc un nouveau groupe d’amis grâce à sa copine de toujours, Chloé. Et on a donc droit à une belle bande de jeunes so british et so amazing. Voyez plutôt. Je ne vous parlerai pas de leur caractère car ce billet se veut « spoiler free ».
Mais ils sont tous formidables. Qui n’a jamais rêvé d’avoir une bande de potes aussi cool à l’époque du lycée ?

Finn, le mec avec qui on a toutes rêvé de sortir au lycée !

Finn, le mec avec qui on a toutes rêvé de sortir au lycée !

Bien qu’ils forment une bande, on en apprend un peu sur chacun d’eux à chaque épisode, si bien qu’on finit par connaître leurs secrets et leur caractère au fil de la saison.

Mais Rae n’oublie pas ses deux potes de l’hôpital:la fragile et anorexique Tix et Danny Two Hats. Rae navique donc entre ces deux mondes tout au long de cette saison.
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L’un de mes personnages préférés est le Docteur Kester, le thérapeute peu conventionnel de Rae. Ce personnage reste très mystérieux mais je pense qu’il va se dévoiler en saison 2.

Rae est également en conflit avec sa mère, qui l’a élevée seule. Un peu déjantée, elle s’est entichée d’un Tunisien traqué par l’immigration, Karim. La relation comico-tragique mère-fille évolue également au cours de la saison et nous offre quelques scènes savoureuses.
Tous les personnages qui apparaissent à l’écran sont vraiment intéressants et servent bien l’histoire. Si le personnage principal reste Rae, les secondaires ne sont pas mis de côté et ne sont pas là juste pour combler les trous mais apportent vraiment un plus à la série.

La mise en scène

Nous suivons la vie de Rae au jour le jour, via son journal intime. Et tout ceci est utilisé pour la narration. Graffitis, dessins, métaphores, voix off, situations imaginaires…nous sommes au plus près du personnage. Voici quelques exemples :

Oui je sais, ce n’est pas nouveau, mais c’est très bien utilisé.

La caméra nous permet également de vivre les situations du point de vue de Rae et nous permet de ressentir ses émotions.
Le ton de la série se veut léger et on assiste à des scènes parfois très drôles mais aussi très tristes. Mais on ne tombe jamais dans le pathos. Un excellent dosage entre humour, drame et sujets de société. C’est souvent ce parfait dosage qui fait la force des séries anglaises. Un conseil, préparez la boîte de mouchoirs lors du visionnage de l’épisode 6 !

Un petit bijou à ne surtout pas manquer !

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