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Ho Chi Minh Ville

Des bouts du monde, Voyages

Vietnamese party

Ce matin, debout 9h ! Nous sommes invités à une fête vietnamienne par un ami et collègue de Paul. Nous ne savons pas à quoi nous attendre, le mystère reste entier. Nous savons juste qu’il va falloir assurer niveau picole. Nous traversons la ville en taxi et arrivons quelques 45 minutes plus tard à l’adresse indiquée par Tam. Nous arrivons un peu en retard et toute la famille nous attend déjà. Il est 10h30 et nous sommes donc conviés à un repas de famille. Nous ôtons nos chaussures et prenons place à table afin de faire les présentations. C’est donc la maison de la tante de Tam. Ce dernier nous présente les autres invités : deux de ses oncles, sa nièce (qui parle anglais), sa femme, ses deux enfants, et sa belle mère. Nous sommes un peu gênés d’arriver les mains vides mais Tam et sa famille nous mettent vite à l’aise. Nous discutons avec Tam, l’un des seuls à parler couramment anglais. Il est adorable et nous plaisantons comme si nous étions de vieux amis. Le repas est délicieux et copieux. On nous sert les meilleurs morceaux et nous faisons également quelques expériences culinaires déroutantes. Je pense que Chris se souviendra longtemps des pattes de poulet et moi du poulpe séché.


Mais le point central d’une vietnamese party, c’est l’alcool. Tam et sa famille ont sorti les packs d’Heineken. Le Vietnamien aime trinquer et nous avons enchaîné les « yo » et les jeux d’alcool. C’est donc un peu (très) alcoolisés que nous poursuivons la fête. Tam répond à toutes nos questions sur la culture vietnamienne. Après le repas, Tam et sa famille nous invitent pour une activité que tous les Vietnamiens adorent : le karaoké ! Et attention ça ne rigole pas, ils comptent les points. On doit donc s’appliquer. La bière coule toujours à flot. Chris et moi chantons deux chansons en anglais, mais Chris pousse le truc jusqu’à chanter en vietnamien avec nos hôtes. 



Mais le temps passe vite. Il est déjà 17h et nous devons abandonner Tam et sa famille pour nous rendre dans le quartier routard. Nous devons en effet booker notre tour pour le Mékong.
Nous en profitons pour faire un petit tour dans la ville. C’est épuisés mais vraiment heureux que nous rejoignons la maison de Paul. Nous préparons nos sacs pour deux jours d’escapade avant un bon gros dodo !  
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Saïgon by night

Nous arrivons à Saïgon (personne ici n’appelle cette ville Ho Chi Minh) en milieu d’après-midi. Notre hôte, Paul, un ex collègue de Chris qui vit et travaille au Vietnam depuis deux ans, est là pour nous accueillir. Une fois les présentations faites, nous nous dirigeons en taxi vers la maison de Paul. Et l’immersion est immédiate. Une fois franchie les portes de l’aéroport, notre taxi s’engloutit dans un flot de scooters, de motos et de vélos. Il faut le voir pour le croire. Pardonnez moi le terme mais je n’ai jamais vu un bordel pareil. Paul nous explique qu’il ne s’y fait toujours pas et qu’il est hors de question qu’il se déplace en scooter. Comme je le comprends. Pendant le trajet, Paul en profite pour nous parler un peu de la ville, des habitudes vietnamiennes et du programme des prochains jours.

Le taxi s’engouffre dans la petite rue étroite où vit Paul. On ne peut pas faire plus typique. Notre hôte nous fait faire le tour du propriétaire : 200mcarré. On ne risque pas de se gêner. Notre chambre avec salle de bain, au deuxième étage, est aussi grande que le studio de ma sœur à Paris ! Paul nous offre un rafraîchissement sur la terrasse. Nous prenons une bonne douche, et direction le salon de massage où Paul à ses habitudes. C’est donc parti pour une heure de détente. Nous apprécions ce moment. Il faut dire que notre dos en subit de belles avec nos lourds sacs à dos et nos pieds sont énormément sollicités depuis quelques semaines. C’est donc revigorés que nous nous dirigeons vers un restaurant en terrasse, avec vue sur Saïgon et plus particulièrement sur les « Champs Elysées » de la ville. Nous commandons des boissons et plusieurs plats typiques à partager. Paul nous fait découvrir la cuisine viet et nous donne un cours de langue. On sait désormais dire merci, bonjour et les subtilités pour aborder quelqu’un. Cela nous sera très utile pour la suite du séjour. Le ventre plein, nous nous dirigeons vers le fleuve. 

L’occasion pour Paul de nous apprendre…comment traverser une rue. J’explique : les scooters sont nombreux mais ce n’est pas tout. Il y a une espèce d’inconscience collective qui consiste à faire confiance aux autres. Les scooters roulent donc dans tous les sens, parfois sur les trottoirs, se doublent sans regarder, ne ralentissent pas, et c’est donc à eux de nous éviter lorsqu’on traverse. Première règle donc : ne surtout PAS courir ! Il faut s’élancer, doucement, traverser à allure régulière. J’ai un avantage : je suis grande et les scooters me repèrent de loin. Tout un art ! C’est en vie que nous rejoignons les quais. Il fait bon et on est loin de la chaleur étouffante de la Thaïlande. Si la ballade est appréciable, il faut s’habituer (c’est désormais notre cas) à croiser des blattes et cafards mutants et des rats aussi gros que des chats.

Nous nous rendons ensuite dans un endroit branché de la ville pour écouter de la musique live en sirotant un cocktail. C’est donc dans un bar bondé de vietnamiens endimanchés que nous trouvons une table grâce à Paul qui connaît l’une des hôtesses. Et là, grand moment de solitude. A l’instant où je mets les pieds dans le bar, je regrette vraiment ma tenue de routarde que j’affectionne tant depuis que j’ai quitté la France : short jean, débardeur et tongs alors que toutes les nanas, toutes plus belles les unes que les autres, paradent dans de mini mini robe et talons vertigineux, crinière soyeuse au vent. On se croirait dans une pub l’Oréal et il n’y a que moi qui ne le vaut pas bien. Mais Chris et moi attirons tout de même les regards, étant pratiquement les seuls étrangers dans le bar. L’orchestre n’est pas mauvais et les chanteuses se relaient. Nous passons une soirée agréable à écouter de la pop viet et à siroter un bon cocktail.



Mais la fatigue commence à peser. Il faut dire que nous avons débuté notre journée à 5h30 et enchaîner deux vols. Un bon gros dodo s’impose car demain, le programme sera chargé (c’est le moins qu’on puisse dire) et original !