Tous les articles liés à

Moi Aussie

Des bouts du monde, Voyages

Les Aborigènes et moi

Parler de cocktails frais, de parcs nationaux et de balades c’est bien mais voyager, ce n’est pas que ça. Voyager c’est également découvrir un pays, une culture, un peuple. C’est apprendre et comprendre, sans juger (si possible).

Lors de mes balades en Asie et aux Seychelles, j’ai été confrontée à la pauvreté. La situation de certains Cambodgiens m’a profondément attristée, mais pas choquée car dans un sens, je m’y attendais. Lire la suite

Des bouts du monde, Voyages

Australian Way of Life : “no worries mate”!

Je suis installée depuis 4 mois sur Sydney maintenant et c’est la première fois que je vis à l’étranger. Au cours du road trip et dans ma vie quotidienne d’expatriée, j’ai pu me rendre compte de la manière de vivre et de penser des Australiens. Il existe donc bien un Australian Way of life. Les “Aussies” ont une manière bien à eux d’appréhender le quotidien. Vous m’excuserez d’avance, mais je vais faire quelques généralités. Je suis bien consciente que tous les Australiens ne vivent pas de la même façon selon les régions ou la classe sociale mais voilà en gros à quoi ressemble l’état d’esprit australien.

La vie quotidienne 
Les Australiens sont matinaux. Très matinaux ! Ils se lèvent généralement en même temps que le soleil, vers 5 ou 6 heures du matin (oui même le dimanche!) Beaucoup démarrent leur journée par une activité sportive (vélo, fitness, course à pieds, boxe…). Il est plutôt mal vu de faire la grasse mat’ (une fois j’ai dormi jusqu’à 10h et on m’a demandé si j’étais malade…)
Ils se rendent ensuite au travail vers 8h. Dans la plupart des boîtes, un petit déjeuner gratuit est mis à la disposition des salariés. Les Australiens mangent généralement devant leur bureau et prennent une courte pause déjeuner pour faire un peu de sport (le yoga est très en vogue ). Ils terminent leur journée de travail généralement entre 17 et 18h. Les soirs de semaine, certains s’adonnent à leurs loisirs alors que d’autres préfèrent quitter le travail de bonne heure pour récupérer leurs enfants à l’école et passer un peu de temps en famille. Le vendredi soir, ils sortent. Les familles vont au restau, les jeunes picolent dans les bars et d’autres sortent avec leurs collègues de bureau (il existe des soirées à thèmes, par corps de métier par exemple). Les soirs de semaine, les Australiens ne traînent pas.
Leur mode de vie quotidien est donc axé sur le développement personnel et le bien-être. Un esprit sain dans un corps sain pourrait être la devise nationale. Ils sont également très branché “healthy food” et n’hésitent pas à acheter des produits bio. 
Au travail 
Le monde du travail est totalement différent de ce que nous connaissons en France. Je n’ai malheureusement pas la chance de vivre cela en immersion mais j’ai pu interroger quelques personnes qui ont trouvé un emploi dans de grandes ou moyennes compagnies à Sydney. Vu de l’extérieur, cela ressemble un peu au monde des bisounours. Kit d’arrivée, fête d’anniversaire, salles de jeu, boissons gratuites, petit déjeuner offert tous les matins… tout est fait pour que le salarié se sentent comme à la maison. On n’hésite pas à le chouchouter. 
Oui mais voilà derrière ce monde parfait, se cache un univers impitoyable. Les Australiens sont très compétitifs. Ils essayent de se perfectionner jours après jour. Il n’est pas rare que des employés déjà très qualifiés suivent des études en plus de leur job pour rester au top niveau. Ici, on ne laisse pas traîner les problèmes. Si tu fais du bon boulot on viendra te féliciter mais si quelque chose ne va pas, ton patron n’hésitera pas à te le faire savoir, sans langue de bois. Les Australiens ne prennent pas de pincettes et cela peut-être déroutant au début nous qui sommes habitués à une certaine retenue. Bref ici pas de temps mort, il faut que ça tourne. Le rythme est très soutenu. Mais la bonne entente entre collègues et les pauses permettent aux salariés de se sentir détendus malgré la pression. Le mot “stress” n’est vraiment pas très répandu par ici. 
Et puis j’ai l’impression que les discriminations au travail sont moins importantes qu’en France. Ici, on se fiche de votre nationalité du moment que vous avez les compétences pour exercer le job. Les femmes occupent également des postes importants et touchent des salaires en conséquence. 
Pas de triche en Australie. On se fiche de savoir que vous connaissez untel ou que vous êtes le fils de trucmuche. Votre CV est passé à la loupe, on contacte vos anciens employeurs pour en savoir plus sur vous et on étudie et on teste vos connaissances. Donc à priori, tout le monde a ses chances… 
La vie sociale 
Toutes les personnes qui ont voyagé en Australie vous le diront, la politesse et la gentillesse des Australiens font partie du charme du pays. Quand vous rentrez dans une boutique, tous les vendeurs vous accueillent d’un “hi how are you”?, grand sourire en prime. J’ai tous les jours droit à des petits noms amicaux de la part de serveurs, vendeurs, chauffeurs de bus. “Hey Love”, “Hi Darling”, cela fait 6 mois que je suis en Australie, et je ne m’y fais toujours pas. 
Les Australiens sont toujours prêts à t’aider. Si quelqu’un te voit galérer avec un plan, il s’approche et te propose de t’aider. Pareil si tu es en galère avec ta voiture. Pendant le road trip, alors que Mad Max faisait des siennes, nous avons du nous arrêter sur le bas côté, au milieu de nulle part. Les voitures n’hésitaient pas à faire demi tour pour nous proposer de l’aide.  Et tout cela juste par pure gentillesse, dans un but totalement désintéressé ! 
La politesse est également très importante. Quand tu descends du bus, tu dis merci au chauffeur. C’est très mal vu si tu ne le fais pas. Et quelle sensation agréable quand tu dis au revoir à un vendeur et qu’il te répond spontanément. Si quelqu’un te bouscule dans la rue, il s’excuse avec un grand sourire et une tape sur l’épaule. C’est tellement déstabilisant parfois, que j’appréhende de plus en plus le retour en France. 
Les Australiens sont très sociables. Quand j’attends le bus, il y a toujours quelqu’un qui vient me parler. Alors là encore au début, ma méfiance prenait le dessus (ben oui quand quelqu’un vient vous aborder dans le métro à Paris, c’est rarement innocent et gentil). Les gens t’interrogent sur tes origines, tes projets et n’hésitent pas à te conseiller sur les endroits à voir et les choses à faire. Les Australiens sont très fiers de leur pays. 
Les Australiens sont donc très facile à vivre et se prennent rarement la tête. Moi qui suis une personne plutôt (enfin très) nerveuse, je dois dire que je suis beaucoup plus détendue ici. Car comme disent les Australiens, “à chaque problème sa solution”. 
La vie ressemble donc à celle que nous menons en Europe mais les Australiens l’abordent de manière très sereine et ne créé pas de faux problème. Le pessimisme n’a pas sa place ici. Bref vous l’aurez compris, l’Australien est cool ! Il suffit de laisser de côté ses a priori, sa méfiance et son stress typiquement européen pour apprécier la vie australienne comme elle se doit  !
Pour en savoir plus sur la culture australienne, je vous invite à consulter la page “Wikipedia” plutôt bien détaillée. 
Des bouts du monde, Voyages

L’école primaire en Australie, c’est comment ?

Depuis 3 mois, je m’occupe de deux enfants de 6 et 9 ans, scolarisés à l’école catholique du quartier. J’ai donc pu observer à loisirs les différences entre l’école française et australienne.
Ici, les enfants, qu’ils fréquentent une école publique ou privée, portent un uniforme. En hiver, les enfants dont je m’occupe portent une robe/chaussettes hautes ou collants/chemise pour la fille et pantalon/chemise/cravate pour le garçon, le tout couleur vert caca d’oie. Pas très glamour, mais au moins, tout le monde est pareil, pas de jaloux! Les cartables sont également fournis par l’école. Autant vous dire qu’il n’est pas facile de les différencier des autres enfants à la sortie de l’école. Depuis quelques semaines, ils ont enfilé leur uniforme d’été. Une simple robe pour Lizzie et un short/chemisette pour Lincoln. Ils ont également un uniforme pour le sport. Les filles doivent avoir les cheveux attachés avec des chouchous et serre-tête vert ou noir. 
L’école débute le matin à 8h55 et les enfants sont libres à 15h, du lundi au vendredi. Ils n’ont pas énormément de devoirs. Le petit a de la lecture tous les soirs et quelques exercices de grammaire/vocabulaire et la petite doit également lire chaque soir en plus de devoirs de maths et d’anglais. Les enfants ont accès à un programme en ligne, Mathletics, mais ces exercices ne sont pas obligatoires. Pas de devoirs en sciences, histoire-géo…  Personnellement je trouve leur programme assez léger, mais c’est peut-être également le cas maintenant en France également (j’ai quitté l’école primaire il y a près de 15 ans donc mes références sont un peu obsolètes…)
Les enfants ne rentrent pas chez eux le midi pour manger. Il n’y a pas de cantine à proprement parler, juste un snack. La plupart des élèves emportent donc avec eux une lunch box, qu’ils dégustent pendant une courte pause, en classe ou dans la cour. Ils ont également une pause dans la matinée. 
Chaque semaine, les enfants empruntent des livres à la bibliothèque de l’école. Ils participent également à de nombreuses activités. Les parents d’élève sont très impliqués dans la vie de l’école et peuvent participer à des actions de bénévolat. 
Comme c’est une école catholique, de nombreuses messes sont organisées le soir ou le week-end. Les parents y sont conviés. 
Toutes les deux semaines, les parents reçoivent la newsletter de l’école. On y trouve tous les événements passés et à venir, une note de la directrice, le nom des élèves qui se sont distingués (avec parfois des photos). C’est vraiment un très bon moyen de garder le contact entre les parents et l’école.  Les parents d’élève reçoivent également diverses informations par mail, ainsi que la liste des fournitures…
L’école tente de sensibiliser les enfants à l’environnement en les incitant à emmener des lunch box  écolo (dépourvues d’emballage plastique…). Chaque classe doit également s’occuper d’un mini-potager. 
Chaque classe a un instituer principal, souvent assisté d’une autre personne. Des enseignants spécialisés (art, musique…) interviennent de temps en temps. 
L’année scolaire débute en janvier. Il y a quelques “petites vacances”, en avril et octobre il me semble et les grandes vacances s’étendent de fin décembre à début février (l’été en Australie). 
A l’école primaire, les classes portent les noms de year 1, year 2… jusqu’à year 6 et l’année découpée en Term 1,2,3 et 4 (l’équivalent de nos trimestres). 
Les enfants ne reçoivent pas de notes comme en France. Tout est fait pour les encourager et les mettre en valeur lorsqu’ils travaillent bien. Certificats, diplômes, Stickers… les enfants sont fiers de montrer leurs bonnes actions à leurs parents le soir. Si un enfant fait quelque chose de bien, il sera immédiatement félicité par son professeur. Etant une bonne élève, j’ai rarement été félicité en personne par mes professeurs. C’est donc, je pense, une bonne méthode pour encourager les élèves à se surpasser. Mais parfois, les Australiens en font un peu trop et une remontrance de temps en temps ne fait pas de mal… 
Voici les caractéristiques de l’école primaire Australienne. Je ne généralise pas, je rapporte uniquement ce que je côtoie tous les jours mais je pense que toutes les écoles du pays sont basées à peu près sur le même modèle. 
Des bouts du monde, Voyages

Ma vie d’au pair

Beaucoup se demandent ce que je fais actuellement à Sydney. Après plusieurs semaines de doutes et de réflexion, je me suis décidée pour intégrer une famille australienne comme fille au pair. Un choix assez étonnant en effet. Bien consciente que mon pitoyable niveau d’anglais ne me permettrait jamais de bosser dans mon domaine, mes options étaient donc limitées : serveuse, vendeuse ou plongeuse. Sauf que ça me motivait moyennement.

J’ai donc commencé à traîner sur les forums et sites spécialisés pour me renseigner sur le “métier” d’au pair. Et de fil en aiguille, j’ai intégré il y a un mois et demi maintenant, la famille Taylor.

Si garder des enfants n’est pas vraiment “mon truc”, je dois dire que pour le moment je m’en sors plutôt pas mal (enfin,ça dépend des jours car les enfants peuvent être très difficiles). J’ai sous ma responsabilité Elizabeth (Lizzie), une fille de 9 ans et Lincoln, un petit garçon de 6 ans. Tous les deux sont scolarisés à l’école catholique à deux pas de la maison.

J’habite donc dans la banlieue sud de Sydney, près de Hurtsville, dans une charmante maison avec jardin. Le chat de la maison, Milo, m’a tout de suite adoptée. 


Mais alors comment se déroulent mes journées ? C’est très simple. Le matin, je prépare les lunch box des enfants pendant que ceux-ci déjeunent (généralement devant la TV). Je prépare ensuite les uniformes. La grande s’habille et se coiffe seule mais j’aide le plus jeune. Je prépare ensuite les cartables. Vers 8h45, nous partons en direction de l’école qui se trouve à une petite minute à pieds de la maison. Pratique !

J’ai ensuite 6h de temps libre. Puis, à 15h, je rejoins la cour de l’école pour récupérer mes petits. Goûter, devoirs, jeux (ou TV) nous occupent le reste de l’après-midi. Vers 18h, c’est l’heure du bain. La maman rentre habituellement du travail vers 18h/18H30. Je l’aide parfois à préparer le repas, mettre la table…
Les enfants se couchent vers 20H.

Les avantages ? Je suis nourrie, logée et je reçois chaque semaine de l’argent de poche directement sur mon compte bancaire. Je suis en totale immersion dans une famille australienne. Je peux donc échanger sur nos cultures respectives, noter les petites habitudes australiennes… Et surtout, je parle anglais toute la journée. En un mois, les résultats sont assez surprenants. Bref je profite de l’Australian way of life et tout ceci est vraiment très enrichissant. Alors bien sûr ce n’est pas tous les jours facile et j’ai failli abandonner plusieurs fois. Je n’ai pas vraiment l’habitude des enfants et ne suis pas très patiente. Les enfants sont gentils mais à part la TV, ils ne s’intéressent pas à grand-chose, ce qui est assez frustrant.

Mais mes observations d’au pair sur la vie à l’australienne feront l’objet d’articles postés dans la nouvelle rubrique Moi, Aussie !